• La douleur: "Il y a eu plusieurs mois de douleurs. Quand je suis revenu de Miami, j'ai commencé à avoir mal au genou droit. J'ai enlevé les pansements et tout le monde pensait que tout allait bien. Le problème s'est alors déplacé sur le haut de la rotule, c'est là que ça faisait mal. Lorsque tout a commencé à se détériorer, ils m'ont mis des patchs anti-douleur. J'ai alors joué presque tous les jours avec des infiltrations même à Roland-Garros. J'étais trop cassé pour disputer les deux plus importants tournois: Roland-Garros et Wimbledon. Jouer à Madrid a été une vraie erreur. Et c'est entièrement de ma faute. Je suis mon propre chef ! J'ai très mal évalué la situation et je voulais absolument jouer à Madrid. Ce fut une erreur. Je ne savais franchement pas quand ni comment arrêter. J'ai alors décidé qu'il était mieux de tout stopper et de récupérer car il arrive un moment où vous perdez l'espoir, vous n'avez pas la même énergie et vous sentez que vous allez vous détruire."
• Le divorce de ses parents: "Le vrai problème à ce moment-là ce sont les genoux ! L'autre problème (divorce de ses parents ndlr) n'a pas aidé c'est sûr, mais on s'y fait. Je suis humain et c'est une situation difficile à digérer. Mais je pense que je le vis plutôt bien et je me répète mais le seul problème c'est ma blessure."
• Le retour à la compétition: "Le respect que j'ai pour mes rivaux me fait poser beaucoup de questions avant de démarrer un tournoi. Je suis actuellement dans un océan de doutes. Je veux être sûr de me sentir bien sur un terrain de tennis. Et je n'ose pas vraiment fixer une date de retour. Je ne sais pas si je serais à Montréal dans une semaine et demie. Je vais essayer de forcer avant. J'ai passé cinq heures par jour à faire de la musculation mais aussi de longues heures sur le canapé à regarder la télé. Au moins autant pendant ces deux mois que les quatre dernières années !"
• Les objectifs: "Mon objectif reste l'US Open. Je suis mentalement préparé. Quand je vais revenir je suis prêt à tout donner. Ma préoccupation principale n'est pas de récupérer ma place de n°1 mais d'être bien et d'être heureux de jouer au tennis afin de m'améliorer. Pour cela je ne dois plus avoir mal aux genoux (...) Quant à Roger, Je ne pense pas que son objectif est d'être numéro un mais de gagner encore des Grand Chelem."